Le principe
Tu verses de l'argent sur un PER, et tu peux déduire ces versements de ton revenu imposable. L'argent est investi (fonds euros, ETF, fonds…) et reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé. À la sortie, ce que tu récupères est imposé.
Le PER décale donc l'impôt dans le temps. Il est intéressant si tu es plus imposé aujourd'hui que tu ne le seras à la retraite.
L'économie d'impôt selon ta tranche
L'économie est égale au versement multiplié par ta tranche marginale d'imposition (TMI) :
| TMI | Versement | Économie d'impôt | Coût réel |
|---|---|---|---|
| 0 % | 5 000 € | 0 € | 5 000 € |
| 11 % | 5 000 € | 550 € | 4 450 € |
| 30 % | 5 000 € | 1 500 € | 3 500 € |
| 41 % | 5 000 € | 2 050 € | 2 950 € |
Le plafond de déduction
Pour un salarié, le plafond est en général de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente (après abattement de 10 %), avec un minimum et un maximum calculés à partir du plafond annuel de la Sécurité sociale. Les indépendants disposent d'un plafond spécifique, souvent plus élevé.
Le plus simple : ton avis d'impôt indique le plafond disponible pour l'année, y compris les montants non utilisés des années précédentes encore reportables. Un couple marié ou pacsé peut mutualiser ses plafonds.
La sortie à la retraite
- En capital, en une fois ou en plusieurs fois : la part correspondant aux versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu, la part des gains au prélèvement forfaitaire et aux prélèvements sociaux.
- En rente viagère : imposée comme une pension de retraite, avec des prélèvements sociaux sur une fraction.
- Un mélange des deux.
Si tu as choisi de ne pas déduire tes versements, seule la part des gains est imposée à la sortie.
Les cas de déblocage anticipé
- Achat de la résidence principale (sauf pour les sommes issues de versements obligatoires).
- Décès du conjoint ou du partenaire de Pacs.
- Invalidité du titulaire, de ses enfants ou de son conjoint.
- Surendettement.
- Fin des droits au chômage.
- Liquidation judiciaire de son entreprise.
PER bancaire ou assurantiel
Le PER assurantiel (le plus courant) fonctionne comme une assurance vie, avec la même fiscalité avantageuse au décès avant 70 ans. Le PER bancaire fonctionne comme un compte-titres, et son capital entre dans la succession.
Pour qui ?
- Plutôt oui : TMI de 30 % ou plus, revenus élevés aujourd'hui, retraite attendue moins imposée, argent dont tu n'auras pas besoin avant la retraite.
- Plutôt non : peu ou pas imposable, besoin de disponibilité, projet immobilier hors résidence principale.
Pour comparer avec la solution la plus souple, lis PER ou assurance vie.
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Sources
Questions fréquentes
Combien peut-on déduire avec un PER ?
En général 10 % de tes revenus professionnels de l'année précédente, avec un plancher et un plafond fixés en fonction du plafond annuel de la Sécurité sociale. Le montant exact disponible figure sur ton avis d'impôt.
Le PER est-il intéressant si on n'est pas imposable ?
Rarement. Sans impôt à réduire, la déduction ne rapporte rien, et la sortie sera imposée. Il vaut mieux renoncer à la déduction ou préférer une assurance vie.
Peut-on débloquer un PER avant la retraite ?
Oui, pour l'achat de la résidence principale et en cas d'accidents de la vie : décès du conjoint, invalidité, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation d'entreprise.
Que devient le PER au décès ?
Un PER assurantiel suit les règles de l'assurance vie : abattement de 152 500 € par bénéficiaire si le décès survient avant 70 ans. Un PER bancaire entre dans la succession.